Qui sommes nous ?

Fondée à Liège en 1996, subventionnée par la Région wallonne, l’ASBL Point d’Appui a pour objet social d’aider des personnes étrangères en séjour précaire ou illégal.

L’aide dont il est question porte à la fois sur les conditions de vie et sur le statut de séjour de ces personnes. Dans le premier cas, Point d’Appui tente de développer les liens de solidarité existant entre des étrangers « sans papiers » et des citoyens belges ou étrangers en séjour légal – les « accompagnateurs(trices) ». Au niveau du séjour, le service social entreprend toute démarche utile en vue d’obtenir une régularisation.

L’association entend également influencer favorablement les responsables politiques ainsi que faire connaître au public les difficultés vécues par ses bénéficiaires.

Au départ, Point d’Appui venait en soutien aux personnes « sans papiers » par l’intermédiaire de leur « accompagnateur(trice) ». L’accompagnateur est un adulte qui a rencontré (par le voisinage, le quartier, un groupe sportif ou culturel, par l’école où les enfants ont sympathisé…) une personne ou une famille étrangère qui se trouve en situation administrative irrégulière (« séjour illégal »). Il(elle) a appris à les connaître, s’est ému(e) de leurs problèmes et leur offre son aide – à différents niveaux et sous différentes formes : aide matérielle, financière, alimentaire, en logement, en transport, traduction, soutien moral, …

Au fil du temps, de plus en plus, les personnes étrangères concernées nous ont contactés directement et ce rôle d’accompagnateur a quasiment disparu, à tel point que nous avons modifié l’appellation de notre ASBL.

Qui sont les personnes « sans papiers » ?

Sont réputées « sans papiers » les personnes étrangères qui séjournent, pendant une période plus ou moins longue (souvent très longue…), de manière illégale dans notre pays, après l’expiration ou le retrait d’un titre de séjour temporaire (visa touristique, carte A, carte orange, …) ou en attendant l’obtention d’un tel titre de séjour. Ce sont surtout des candidats réfugiés déboutés qui n’ont pas obtenu le statut de réfugié au terme de leur procédure d’asile, mais aussi des personnes qui demeurent en Belgique au-delà du terme fixé par leur visa, des étudiants qui n’ont pas la possibilité ou le désir de rentrer au pays à la fin de leur formation, ou encore des membres de familles d’immigrés qui ont passé outre à la procédure de regroupement familial. Certains sont donc entrés en Belgique légalement, beaucoup illégalement – via des filières clandestines ou munis de faux documents. La plupart ont reçu un ordre de quitter le territoire (OQT), c’est-à-dire une décision administrative leur enjoignant de quitter, dans un certain délai (généralement 5 jours), non seulement le territoire du Royaume mais aussi l’Espace Schengen (zone de libre circulation des personnes, comprend 22 États membres de l’UE (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Autriche, Danemark, Finlande, Suède, Estonie, Lituanie, Lettonie, Hongrie, Malte, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie) et 3 pays associés (Islande, Norvège et Suisse).

Au contraire des sans papiers, les « clandestins » ne se sont jamais manifestés auprès des autorités en vue d’obtenir un droit de séjour et n’ont pas demandé asile ; il est donc quasiment impossible de les recenser. Toutefois, on pense qu’ils sont de plus en plus nombreux, aujourd’hui, à vivre chez nous sans s’inscrire dans aucune procédure officielle, découragés sans doute par la sévérité de l’Office des Étrangers et par le caractère sécuritaire et restrictif des lois.

Qu’ils soient sans papiers ou clandestins, leurs droits sont très limités : ils ont en tout cas celui de se soigner à moindre coût, grâce au système de l’aide médicale urgente (AMU), et le droit de scolariser leurs enfants. Mais pas question de travailler ni de bénéficier du « RIS » (revenu d’intégration sociale) ou d’une aide sociale, contrairement à certains clichés largement répandus.

Il faut savoir que les deux dernières campagnes de régularisation entreprises sur base de la Loi du 12/12/1999 (aujourd’hui abrogée) et sur base de l’Instruction Ministérielle du 19/07/2009 n’ont pas permis de régulariser la situation de tous les « sans papiers » présents dans notre pays, et il en arrive tous les jours de nouveaux. Actuellement, des milliers de personnes et de familles (sur)vivent donc illégalement en Belgique ;

Nous pensons que toutes ces personnes ont le droit de vivre dans la dignité !

Objectifs généraux

En tant que service social et association militante, Point d’Appui s’est assigné divers objectifs sociaux et politiques :

venir en aide aux personnes « sans papiers », aux demandeurs d’asile voire aux immigrés en difficulté, qui vivent en Belgique dans une grande insécurité à tous les niveaux (juridique, social, médical, scolaire, logement, alimentaire) ;

influencer favorablement les pouvoirs publics compétents en matière de séjour, de travail et d’aide sociale

sensibiliser et informer le grand public sur la situation des demandeurs d’asile et des personnes « sans papiers », par le biais d’interventions orales, d’articles de presse, d’ateliers, d’un bulletin d’information, …