Qui sommes nous et quelles sont nos missions ?

Fondée à Liège en 1996, agréée par la Région wallonne en tant qu’Initiative Locale d’Intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère(axe accompagnement juridique spécialisé en droit des étrangers), l’ASBL Point d’Appui a pour objet social d’aider des personnes étrangères en séjour précaire ou illégal.

Notre mission est triple :

  1. Apporter un accompagnement juridique spécialisé aux personnes étrangères et plus particulièrement aux « sans papiers » et aux personnes en séjour précaire, dont les demandeurs de protection internationale. Ces personnes vivent en Belgique dans une grande insécurité à tous les niveaux (juridique, social, médical, scolaire, logement, alimentaire). En outre, notre association assure une permanence juridique hebdomadaire au centre fermé de Vottem, et ce depuis 2001.
  2. Influencer favorablement les pouvoirs publics compétents en matière de droit séjour des étrangers, de leur droit au travail et à l’aide sociale.
  3. Sensibiliser et informer le grand public sur la situation des personnes en séjour précaire et des personnes « sans papiers », par le biais d’interventions orales, d’articles de presse, d’ateliers, …

L’association compte trois travailleurs salariés dont une juriste. Nous pouvons également compter sur l’implication engagée de plusieurs bénévoles.

Qui sont les personnes « sans papiers » et les personnes en séjour précaire ?

Sont réputées « sans papiers » les personnes étrangères qui séjournent, pendant une période plus ou moins longue (souvent très longue…), de manière illégale dans notre pays, après l’expiration ou le retrait d’un titre de séjour ou en attendant l’obtention d’un titre de séjour. Ce sont surtout des candidats réfugiés déboutés qui n’ont pas obtenu le statut de réfugié au terme de leur procédure de protection internationale, mais aussi des personnes qui demeurent en Belgique au-delà du terme fixé par leur visa, des étudiants qui n’ont pas la possibilité ou le souhait de rentrer au pays à la fin de leur formation, ou encore des membres de familles de belges, d’européens ou de personnes étrangères en séjour légal qui ne sont pas – ou plus – dans les conditions du regroupement familial. Certaines sont donc entrées en Belgique légalement, d’autres illégalement, au péril de leur vie parfois. Malheureusement, leurs droits effectifs sont très minimes : ils ont en tout cas celui de se soigner à moindre coût, grâce au système de l’aide médicale urgente (AMU), et le droit de scolariser leurs enfants. Pas question par contre de travailler ni de bénéficier du «RIS» (revenu d’intégration sociale) ou d’une aide sociale, contrairement à certains clichés largement répandus.

Au contraire des sans papiers, les « clandestins » ne se sont jamais manifestés auprès des autorités en vue d’obtenir un droit de séjour et n’ont pas demandé la protection internationale ; il est donc quasiment impossible de les recenser.

Actuellement, on estime entre 100 000 et 150 000 (dont de très nombreux enfants) le nombre de personnes qui (sur)vivent en séjour illégal en Belgique.

Les personnes en séjour précaire, quant à elles, bénéficient d’un titre de séjour temporaire (carte électronique d’un an, de deux ans ou de cinq ans, carte orange en tant que demandeuses de protection internationale ou de regroupement familial, …). Des conditions très strictes sont en général assorties au maintien de ce séjour.

La création de l’Asbl Point d’Appui :

Au départ, Point d’Appui venait en soutien aux personnes « sans papiers » par l’intermédiaire de leur « accompagnateur(trice) ». L’accompagnateur est un adulte qui a rencontré par le voisinage, le quartier, un groupe sportif ou culturel, ou par l’école une personne ou une famille étrangère qui connait des difficultés au niveau de son droit de séjour. L’accompagnateur a appris à les connaître, s’est ému(e) de leurs problèmes et leur offre son aide – à différents niveaux et sous différentes formes : aide matérielle, financière, alimentaire, en logement, en transport, traduction, soutien moral, … Au fil du temps, ce sont les personnes étrangères qui nous ont contactés directement. A l’heure actuelle, nous travaillons en premier lieu avec ces dernières. Mais, notre porte reste bien entendu ouverte aux citoyens engagés et bénévoles !